Un bilan provisoire fait état de 13 morts dans une série d’affrontements et d’attaques nocturnes impliquant des combattants Wazalendo (milices pro-gouvernementales alliées aux FARDC) dans plusieurs quartiers de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, toujours sous contrôle de l’AFC/M23 depuis janvier 2025. Les violences ont éclaté dans la nuit du 15 au 16 mars 2026, principalement dans les quartiers périphériques comme Mugunga, Lac Vert et aux abords du rond-point CCLK, où des tirs nourris à l’arme lourde, des détonations intenses et des pillages ont semé la panique parmi une population déjà épuisée par les conflits récurrents. Selon des sources locales concordantes, au moins deux morts ont été confirmés dans une attaque ciblée à Mugunga, tandis que des corps sans vie ont été découverts au petit matin près du rond-point CCLK, sur fond d’affrontements violents.
Le bilan global grimpe à 13 morts d’après des mises à jour circulant sur les réseaux sociaux et forums locaux (y compris des comptes proches des Wazalendo et de la société civile), incluant des civils touchés par des balles perdues, des combattants des deux camps et potentiellement des pillards ou infiltrés.Les Wazalendo, coalition de milices soutenues par Kinshasa pour contrer l’expansion du M23, auraient lancé des incursions ou opérations de harcèlement dans des zones sous contrôle rebelle, visant à tester les défenses ou perturber les positions de l’AFC/M23. Des sources pro-M23 accusent les Wazalendo d’avoir initié les hostilités pour provoquer une réponse, tandis que des éléments pro-gouvernementaux, comme le député Willy Mishiki présenté comme responsable Wazalendo, ont revendiqué des actions offensives dans des interventions médiatiques.
Cette flambée s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes à Goma : elle survient après les frappes de drones FARDC du 11 mars (qui ont tué trois personnes, dont l’humanitaire française Karine Buisset de l’UNICEF, et endommagé des résidences dans Himbi et Katindo), les approches des Wazalendo à moins de 15 km de la ville début mars, et les refus de combat signalés du côté M23 dans certains secteurs. La population civile paie le prix fort avec des déplacements internes, une peur constante et des accusations mutuelles d’abus et de massacres, comme rapporté par des organisations humanitaires.Les autorités de l’AFC/M23 ont condamné ces « attaques terroristes » et appelé à la vigilance, tandis que Kinshasa n’a pas encore communiqué officiellement sur cet incident spécifique. La situation reste volatile ce lundi 16 mars, avec des tirs sporadiques signalés et une circulation limitée dans les quartiers touchés.
Des appels à une enquête indépendante se multiplient pour clarifier les responsabilités et confirmer le bilan exact, alors que Goma subit les conséquences d’une guerre hybride mêlant affrontements terrestres, drones et milices. (Mise à jour en cours – le bilan est susceptible d’évoluer avec de nouvelles confirmations locales ou humanitaires.)
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