La République démocratique du Congo (RDC) est actuellement en pourparlers avec l’administration Trump pour accueillir des migrants expulsés des États-Unis qui ne sont pas originaires du Congo, appelés « ressortissants de pays tiers ». Selon des sources gouvernementales congolaises à Kinshasa, ces discussions sont en cours, mais aucun accord final n’a encore été conclu et plusieurs points clés restent à négocier. Des sources de l’ONU et des diplomates informés par des responsables américains ont également confirmé ces pourparlers. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie plus large de Washington visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, en recourant à des pays tiers lorsque le retour direct vers le pays d’origine n’est pas possible.
Les États-Unis ont déjà conclu des arrangements similaires avec plusieurs pays africains, notamment le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale, l’Eswatini et potentiellement d’autres comme l’Ouganda ou le Rwanda. Ces accords sont souvent négociés discrètement, avec des compensations financières, aides ou concessions qui peuvent atteindre des dizaines de millions de dollars au total. Dans le cas de la RDC, ces négociations interviennent parallèlement à d’autres discussions entre Kinshasa et Washington, notamment sur la mise en œuvre d’un accord de paix dans l’est du pays (impliquant le Rwanda) et sur l’accès aux minerais critiques comme le cobalt et le coltan, que les États-Unis cherchent à sécuriser. Les organisations de défense des droits humains, telles que Human Rights Watch, ont critiqué ces pratiques, soulignant les risques pour les personnes expulsées (détention prolongée, manque de procédure régulière et conditions d’accueil incertaines dans les pays tiers).
Le coût de ces expulsions est également élevé pour le contribuable américain, avec des dizaines de millions de dollars déjà dépensés pour un nombre relativement limité de transferts.Pour l’heure, aucun détail précis n’a été rendu public sur le nombre de personnes concernées, les conditions d’accueil ou les éventuelles compensations. Les pourparlers restent donc à un stade préliminaire et pourraient évoluer rapidement dans les prochaines semaines.
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