Le député national et leader politique Delly Sessanga a vivement critiqué l’accord migratoire conclu entre Kinshasa et Washington, qui prévoit l’accueil en République démocratique du Congo de migrants expulsés des États-Unis. Dans une déclaration récente, il dénonce une « mise sous tutelle migratoire » du pays par l’administration américaine, estimant que la RDC est transformée en « hub de transit » ou en « pays sous-traitant » de la politique migratoire de Washington.
Selon Sessanga, cet accord manque cruellement de transparence et n’a fait l’objet d’aucun débat national ni d’approbation parlementaire. Il s’interroge sur les contreparties obtenues par la RDC et sur les implications à long terme pour la souveraineté nationale, surtout dans un contexte où le pays fait déjà face à une crise humanitaire interne massive dans l’Est. Un premier groupe d’une quinzaine de migrants, principalement originaires du Pérou, d’Équateur et de Colombie, est arrivé à Kinshasa dans la nuit du 16 au 17 avril 2026.
Ces personnes sont hébergées sous surveillance dans un complexe hôtelier en périphérie de la capitale, avec interdiction de sortie. Les États-Unis prennent en charge leur séjour via l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), couvrant logement et alimentation. Des sources évoquent la possibilité d’accueillir jusqu’à plus d’un millier d’autres migrants, dont des Afghans, dans les prochains mois.
Cet accord, officialisé début avril 2026, s’inscrit dans la stratégie de l’administration Trump de renvoyer massivement les migrants en situation irrégulière vers des pays tiers. Il suscite une vive polémique en RDC : opposition, société civile et une partie de la population dénoncent un manque de consultation et craignent une instrumentalisation du pays. Le parti ENVOL et plusieurs ONG ont également exigé plus de clarté et même la suspension de l’initiative.
Le gouvernement congolais, de son côté, présente cet accord comme un « service rendu » aux États-Unis tout en insistant sur le caractère temporaire et encadré de l’accueil. La Première ministre a souligné que les migrants ne bénéficient pas de permis de travail et restent sous contrôle.
Delly Sessanga appelle à un débat public urgent et à une plus grande fermeté pour défendre la souveraineté congolaise face à ce qu’il qualifie de « projet obscur ». Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu sur les questions migratoires et de coopération internationale en RDC.
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