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  RDC

Il est connu du commun des mortels que la République démocratique du Congo (RDC) regorge de plusieurs richesses dont le bois qui occupe également une place de choix. C’est une ressource qui se passe de tout commentaire au regard de la diversité des espèces, du reste, favorisées, par la nature du climat et de la présence de la forêt Equatoriale.

Mais si partout dans le monde, le bois contribue à générer des revenus, capables d’alimenter le trésor public,  le cas ne se présente pas de la même manière en RDC où la filière du bois est  contrôlée par un réseau maffieux. C’est un secteur, peut-on dire, qui échappe au contrôle du pouvoir public. Et ce, malgré la présence des textes légaux régissant ce secteur, à travers  le code forestier. Un document que les exploitants ne respectent pas pour la bonne et simple raison que l’Etat reste passif face aux agissements desdits  exploitants en majeur partie, expatriés. Un comportement qu’ils affichent, sans  nul doute, avec la complicité des compatriotes.

Sinon, comment  comprendre que ces exploitants se passent des récentes mesures prises, réglementant  justement l’exportation du bois sous forme des grumes, alors qu’ils est recommandé le traitement du bois sur place en vue de ne pas perdre la plus-valu, en d’autres termes de n’exporter que des planches. Ou encore de procéder au reboisement après chaque coupe. Une opération dûment certifiée par un ingénieur forestier officiel.

Face à quelques unes de ces irrégularités, le gouverneur de la Province Orientale était monté au créneau pour dénoncer, voire, interdire certains exploitants expatriés qui opèrent dans ce secteur sur son territoire. Pour bon nombre d’observateurs, ce manque de contrôle favorise à maints égards l’émergence des groupes armés dont le financement peut aussi provenir de ce secteur. Comme c’est le cas avec les autres ressources naturelles telles que l’étain, le tantale, le tungstène, le coltan et l’or.

Aussi, selon certains , près de 17 milliards de dollars  américains échapperaient chaque année au trésor public. La même source note que de la soixantaine d’entreprises forestières qui ont pignon sur rue, peu parmi elles sont contrôlées par les services compétents. Et si elles le sont, les sanctions ne sont pas assez dissuasives. Des  faiblesses dont profitent certains exploitants.

Pour l’heure, indique-t-on, plus de 90 % de l’économie du bois est informelle. Elle se fait sans réglementation ni perception des taxes. Dans ce même contexte environ 1 million de m3 de bois part chaque année vers les pays voisins de façon totalement clandestine, soulignent des experts en la matière.

Pour tout dire, c’est un manque à gagner important qui échappe au contrôle du pouvoir public, au détriment, bien sûr, des populations vivant dans l’environnement des espaces exploités.

Maurice Bakeba / l'observateur

 

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