
La situation à Minembwe (territoire de Fizi, province du Sud-Kivu, dans les Hauts Plateaux de l'est de la RDC) reste très tendue et conflictuelle en ce début février 2026.Des combats intenses ont éclaté depuis environ une semaine (début février) entre les FARDC (Forces armées de la RDC), appuyées par les milices Wazalendo et probablement des éléments burundais (FDNB), contre une coalition rebelle incluant :Twirwaneho (groupe armé local souvent associé aux intérêts Banyamulenge),AFC/M23,RED Tabara,Gumino (ou Ngumino).
Les FARDC ont lancé une offensive pour reprendre le contrôle de Minembwe, considéré comme un fief historique des Twirwaneho et de leurs alliés. Les affrontements se concentrent autour de zones stratégiques comme Point Zero, Gakenke, Bilalo, Mbili et vers Mikenge.Côté officiel congolais (communiqués FARDC, ACP, Radio Okapi) :Le 1er février 2026 : Annonce que Minembwe et ses environs sont passés sous contrôle des forces loyalistes après 4-5 jours de combats.
Le 2 février : Affirmations de lourdes pertes infligées à l'ennemi (plus de 35 neutralisés en une journée, jusqu'à 87 RDF selon certaines sources pro-gouvernementales), neutralisation d'attaques de drones, et poursuite des opérations pour consolider le contrôle.Cependant, il y a des contradictions importantes :
- Certains porte-paroles FARDC (comme le sous-lieutenant Mbuyi Reagan) ont démenti une prise totale et indiqué que les combats continuent.
- Des sources pro-M23/AFC/Twirwaneho affirment que Minembwe reste sous leur contrôle (ou partiellement), accusant les FARDC de mentir sur la reprise de la localité.
- Posts sur X et déclarations de l'AFC/M23 parlent d'une situation toujours fluide, avec des appels à ce que les FARDC se retirent..
Cela s'inscrit dans les tensions persistantes de l'Est de la RDC malgré les négociations de Doha (Qatar) entre le gouvernement et l'AFC/M23, avec un cessez-le-feu fragile et une mission ONU annoncée pour le faire respecter. Les combats à Minembwe montrent que les accords ne tiennent pas pleinement sur le terrain, surtout dans les Hauts Plateaux où les enjeux communautaires (Banyamulenge vs autres groupes) et géopolitiques (accusations croisées Rwanda-Burundi-RDC) sont très aigus.
La situation évolue rapidement et les informations restent fragmentées et contradictoires selon les sources (gouvernementales vs rebelles vs locales). Les civils sur place subissent le plus : déplacements, insécurité alimentaire, accès humanitaire limité.
Pascal Kwilu








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