
Du côté des parties : Kinshasa (présidence de Félix Tshisekedi) a accepté la proposition angolaise « dans un esprit de responsabilité et d’apaisement », mais reste prudent : il met en garde contre toute consolidation unilatérale des positions par l'adversaire pendant la trêve, ce qui compromettrait le processus. L'AFC/M23 (via son coordonnateur politique Corneille Nangaa) affiche une position ambivalente : prêt à appliquer « sans délai et de bonne foi » les mécanismes de Doha, mais critique la « fragmentation diplomatique » de Kinshasa et les cadres parallèles qui dilueraient les négociations.
Ce développement s'inscrit dans une série d'initiatives plus larges : le processus de Doha (médiation qatarie) avec accords-cadres et mécanismes de monitoring, les accords de Washington (entre RDC et Rwanda, sous égide US),et le déploiement imminent de MONUSCO à Uvira pour surveiller le cessez-le-feu et Efforts parallèles de l'Angola (médiateur régional) et de l'Union africaine.
Malgré ces avancées, les trêves précédentes ont souvent été fragiles, et la communauté internationale (États-Unis en tête) met l'accent sur la mise en œuvre effective pour éviter une nouvelle escalade dans cette région riche en minerais mais ravagée par le conflit depuis des années. La situation reste tendue, avec un scepticisme persistant des deux côtés.








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