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En marge de la conférence sur le commerce illicite de l’or en RDC, organisée par Open Society Initiative for Southern Africa( OSISA) et Southern Africa Resource Watch(SARW) depuis hier mardi 29 septembre 2015 au Fleuve Congo Hôtel, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a informé l’opinion du désir de la RDC de récupérer son or pillé entre 2004 et 2005 par un groupe armé dans le district de l’Ituri (Province Orientale), puis raffiné en Suisse où il se trouve jusqu’à ce jour. « Cette question de 3 tonnes d’or est prioritaire pour le gouvernement qui, au travers les ministères des Mines et de la Justice, est en train d’examiner comment on doit organiser pour que le dossier jadis clôturé en Suisse, soit rouvert, même ici au pays… », a-t-il martelé, avant de conclure que cet or doit revenir en RDC, si pas naturellement, mais aussi en terme de dommages et intérêts.
A en croire Martin Kabwelulu, c’est depuis plus de 6 mois qu’une commission travaille sur ce dossier et a déjà eu des rencontres avec un procureur suisse ainsi que des animateurs de l’ONG Trial qui avait donné l’alerte. Par ailleurs, a-t-il conclu, 2 autres ONG américaines sont disposées à épauler la RDC dans cette démarche de récupération.
Autant que le ministre, un panel d’exposants ont exploré, au cours de cette conférence, les possibilités d’engager des poursuites contre les entreprises étrangères qui profitent du commerce illicite de l’or congolais , d’obtenir d’éventuelle réparation et d’initier d’autres actions pour d’autres cas d’exportation illégale de l’or congolais. Dans le lot de ces experts : le directeur de cabinet du ministre des Mines, Valery Mukasa ; le directeur de cabinet du ministre de la Justice, Me Kalenga ; le directeur général adjoint du CEEC et président de la Commission de Lutte contre la fraude minière, Pascal Nyembo ; et enfin, le président de l’Ong ACAJ, Georges Kapiamba.
En effet, c’est en 2013 que l’Association suisse Track Impunity Always (Trial) a donné l’alerte sur cette affaire, en accusant la société Argor-Heraeus SA d’avoir raffiné près de 3 tonnes de pépites pillées entre 2004 et 2005 par les miliciens du Front nationaliste intégriste (FNI) qui finançaient leurs activités grâce au trafic des pépites d’or.
Cet or, convient-il de souligner, d’une valeur d’environ 40 millions de dollars, a été pillé dans une concession aurifère près de la localité de Mongbwalu, à 80 km au Nord de Bunia, en Ituri.
Pour le conseil de Trial, l’affinage de l’or fourni par un groupe armé est considéré par le Code pénal suisse comme un crime de guerre et mérite d’être sanctionné, pour lutter contre le financement des conflits armés. D’où le dépôt, le jeudi 31 octobre 2013, d’une plainte de dénonciation pénale contre Argor-Heaeus SA pour « blanchiment aggravé de matières pillées ».
Après l’annonce de la plainte de Trial, l’entreprise a aussi réagi dans un communiqué rendu public en indiquant sa « surprise » suite à la plainte et décline toute responsabilité, estimant que les enquêtes menées peu après les faits par l’ONU, le Secrétariat d’Etat à l’économie et l’Autorité des marchés financiers l’ont mise hors de cause.
Dans un autre registre, les participants à cette conférence ont échangé autour d’autres sujets importants tels que « Lutte contre la fraude, le blanchiment des capitaux et la corruption » ; « Les causes de l’exportation illégale et frauduleuse de l’or congolais et le manque à gagner pour l’État congolais » ; « Mécanismes institutionnels de contrôle de l’exploitation et de collecte de l’or de la RDC » ; « Le renforcement de la coopération régionale en matière du commerce de l’or entre la RDC et les pays voisins » ; etc. Cette session se clôture ce mercredi 30 septembre 2015 sur fond, entre autres, d’analyse de la décision du classement sans suite du Parquet suisse.
Avec Tshieke Bukasa / le phare
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La visite d’information organisée le samedi 16 mai dernier, au site d’exploitation de la Sicomines, à Kolwezi, dans la future province du Lualaba (Katanga), s’est avérée enrichissante. Au rendez-vous, une dizaine de diplomates accrédités en République Démocratique du Congo se sont montrés enthousiasmés. Nombreux d’entre eux ont exprimé leur satisfaction face aux progrès réalisés par ce projet, avant même le lancement de la phase d’exploitation.
La forte délégation, conduite par Antoine Boyamba, le vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger, comprenait nommément Jean-Michel Dumond (ambassadeur de l’Union européenne), Jon Lambe (ambassadeur intérimaire du Royaume Uni), Wang Tong Qing (nouvel ambassadeur de Chine), Eric Madison (ministre conseiller à l’ambassade des Etats Unis), Stephane Doppagne (consul général de Belgique à Lubumbashi), Ndiaye Ahmadou Moustapha (directeur des opérations de la Banque mondiale pour les deux Congo), Priya Gajraj (directrice pays du Programme des Nations Unies pour le Développement) et Oscar Melhado (représentant résident du FMI).
"De la Sicomines, on en parle beaucoup, mais peu saisissent réellement la portée de ce projet. L’objet de la présente visite est de toucher du doigt la réalité du projet à son stade actuel", indique à cet effet Moïse Ekanga Lushyma, le Secrétaire exécutif du Bureau de coordination du Programme sino-congolais (BCPSC).
40 MILLIONS DE TONNES DE ROCHES EXTRAITES
Directeur général de la Sicomines, Sun Rui Wen, a démarré la visite par la présentation du projet. Accompagné de Jean Nzenga Kongolo, le Directeur général adjoint, il a conduit la délégation vers les deux mines à ciel ouvert de Mashamba Ouest et Dikuluwe, avant d’entamer la visite du nouveau concentrateur.
Dans les deux mines (ci-haut citées) complètement noyées et abandonnées à l’époque par la Gécamines, les travaux de dénoyage, lancés depuis avril 2013, sont quasiment finis et, à ce jour, près de 40 millions de tonnes de roches (minerais et roches stériles compris) ont déjà été extraits. Fraîchement sorti du sol, le nouveau concentrateur est déjà en phase d’essai de production depuis février 2015.
Les travaux de construction de deux nouvelles usines hydro-métallurgiques et de diverses autres infrastructures ainsi que des équipes auxiliaires à l’industrie minière sont en pleine construction.
UNE PRODUCTION ANNUELLE ESTIMEE A 125.000 TONNES DE CUIVRE Selon les prévisions, la Sicomines compte lancer sa phase de production dès le mois d’octobre prochain. Dans un premier temps, la production annuelle sera de 125.000 tonnes de cuivre métallique par an. Dès que ses problèmes de déficit en énergie électrique auront été résolus, avec notamment la construction de la centrale de Busanga, la Sicomines s’attend, dans une seconde phase, à porter sa production annuelle à 250.000 tonnes de cuivre.
A leurs hôtes, les autorités de la Sicomines ont tenu à montrer que le déploiement de ses différentes installations sur le site et l’exploitation minière elle-même se réalisent avec la technologie la plus avancée et dans le strict respect des normes environnementales.
Les travaux de construction des infrastructures de production et l’exploitation minière s’accompagnent de mesures concrètes de protection de l’environnement en intégrant de mesures de sécurité maximale au travail pour le personnel. "Plus de 60 millions de dollars sont inscrits au budget de la Sicomines pour la mise en œuvre de la protection environnementale ", a signalé le DG Sun Rui Wen.
PRES D’UN MILLIARD DE DOLLARS EN FAVEUR DES PROJETS D’INFRASTRUCTURES
Durant la visite, les dirigeants de la Sicomines ont démonté l’originalité de ce Projet qui est parvenu à mobiliser près d’un milliard de dollars en faveur des projets d’infrastructures. Ce, avant même la phase d’exploitation. C’est-à-dire avant que la Sicomines ait produit sa première tonne de cuivre.
Il sied de citer, parmi les travaux déjà réalisés grâce au financement mobilisé par la Sicomines, la modernisation du boulevard du 30 Juin, du boulevard Triomphal, de l’avenue du Tourisme, de l’Hôpital du Cinquantenaire et la construction de l’esplanade du Palais du Peuple à Kinshasa, de même que la réhabilitation de la route Lubumbashi-Kasomeno au Katanga.
24 nouveaux projets d’infrastructures vont démarrer au courant de cette année pour un montant global de 250 millions d’USD sur l’ensemble du pays. Certains de ces projets vont directement être bénéfiques à la ville de Kolwezi.
3.000 EMPLOIS CREES POUR LES CONGOLAIS
D’après les initiateurs de la visite d’information, le projet a également ouvert 3.000 emplois directs et indirects aux Congolais à Kolwezi. Ce qui représente 75% de l’effectif global de la Sicomines.
Cette proportion devrait aller croissante au fur et à mesure que se fera le transfert de compétences. La préférence étant largement accordée, dans la mesure du possible, aux populations riveraines du projet. Ces populations ont, par ailleurs, bénéficié d’indemnisations conséquentes là où les exigences du chantier ont nécessité la délocalisation des paysans.
Par ailleurs, la Sicomines met un point d’honneur à offrir à ses travailleurs congolais les meilleures conditions et garanties de travail, dans le strict respect de la législation congolaise en vigueur.
SATISFACTION DANS LES RANGS DES DIPLOMATES
Au terme de leur visite et au vu de nombreuses réalisations obtenues avant même la phase d’exploitation, les membres de la délégation ont apprécié à l’unanimité ’’le modèle intégrateur et l’expérience pilote du projet Sicomines’’.
"Ce projet s’inscrit en droite ligne des objectifs poursuivis par la Banque Mondiale qui, justement, consistent dans la lutte contre la pauvreté", a affirmé Ahmadou Moustapha Ndiaye, le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour les deux Congo.
"Nous saluons cette initiative importante qui démontre tout le potentiel du secteur minier en RDC et nous continuons d’encourager les efforts en termes de renforcement des capacités, de construction des infrastructures et de soutien à la population locale", a, pour sa part, déclaré Mme Prija Gajraj, la Directrice pays du PNUD.
Pour Wang Tong Qing, nouvel ambassadeur de Chine en RDC, "l’expérience Sicomines conforte l’exemplarité de ce modèle de coopération gagnant-gagnant que la Chine a déjà expérimenté avec succès dans beaucoup d’autres pays africains, notamment en Angola, en Tanzanie et en Ethiopie ".
"Grâce à la Convention de collaboration et au projet Sicomines, un site désert et à l’abandon, où n’importe qui pouvait faire n’importe quoi, est devenu ce magnifique site d’exploitation qui offre des emplois rémunérés aux Congolais et crée de la richesse. Ceci montre que le Gouvernement a opéré de bons choix", se réjouit le vice-ministre en charge des Congolais de l’Etranger.
LA SICOMINES, UN PROJET PORTEUR
Joint-venture minière créée à la faveur de la Convention de collaboration signée le 22 avril 2008 entre le Gouvernement congolais et un groupement d’entreprises chinoises, la Sicomines s’appuie sur deux principaux volets : le Projet Minier qui concède, pour exploitation, au groupement d’entreprises chinoises quelques mines à l’ex-Gécamines, situées à Kolwezi, province du Lualaba, dans l’ancienne province du Katanga.
Le second volet, dit d’Infrastructures, oblige le groupement d’entreprises chinoises à mobiliser le financement en faveur de la RDC pour la construction des infrastructures à hauteur de 3 milliards de dollars.
Socle de la Convention de collaboration, surtout dans son volet Projet minier, la Sicomines est une joint-venture entre le Groupement des entreprises chinoises et la Gécamines qui intervient dans l’exploitation minière, dont le bénéfice permettra notamment à la RDC de rembourser la dette contractée pour le financement de ses infrastructures. Le fruit de la production de Sicomines bénéficiera aux deux parties à concurrence de 68% pour les parties chinoises et 32% pour la partie congolaise, via la Gecamines.
Yves KALIKAT
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RDC
La route nationale n°2 reliant Bukavu à Kamituga est en état de dégradation avancée, rapportent les voyageurs empruntant ce tronçon.
Selon ces derniers, les véhicules s’embourbent par dizaines sur la route, créant des bouchons et poussant les passagers à passer des nuits entières à la belle étoile. La population du territoire de Mwenga, principale victime de cette dégradation, demande instamment aux autorités provinciales et nationales de trouver une solution adéquate à ce problème.
Abordé par la presse, le ministre des Travaux publics et Infrastructures, Kalenga Riziki qui se dit informé de la situation, a signalé que le gouvernement provincial a déjà envoyé à Kinshasa le devis des travaux d’entretien mécanisé de l’Office des routes qu’il a jugé malheureusement exorbitant.
ACP/Fng/Mat/Wet
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La stabilité du cadre macroéconomique du pays se consolide davantage au regard des principaux indicateurs observés tels que le taux d’inflation hebdomadaire situé à 0,012% (-0,001), a constaté lundi la réunion de la Troïka stratégique du gouvernement présidée lundi par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, dans son communiqué parvenu mardi à l’ACP.
Faisant l’analyse de la situation économique du pays, la Troïka stratégique a noté que les projections du taux d’inflation annualisé se situent à 0,594% pour un objectif de 3,5%, et qu’en cumul annuel, le taux d’inflation a atteint 0,194%.
Selon la même source, les réserves internationales au 23 avril 2015 s’étaient établies à 1.651,20 millions USD, couvrant 6,81 semaines d’importations. Le taux directeur de la Banque Centrale du Congo au 23 avril 2015 est demeuré à 2,0%, induisant une marge de positivité de 1,28 point.
Le solde des opérations financières de l’Etat au 23 avril 2015 accuse, ajoute-t-on, un déficit de 33,93 milliards de CDF, provenant de recettes de 280,52 milliards CDF (64% de réalisation) et des dépenses de 314,45 milliards de CDF (77% d’exécution). En cumul annuel, il est noté des marges de trésorerie de 62,06 milliards de CDF.
Pour sa part, le ministre des Finances, Henry Yav Mulang, a présenté, au cours de ladite réunion le rapport de la mission effectuée récemment à Washington dans le cadre des assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale tenues du 13au 19 avril. Les institutions internationales de la Brettons woods , a dit le ministre Mulang, ont salué, une fois de plus, les performances économiques réalisées par la RDC, avant d’encourager le gouvernement pour la mise en œuvre des politiques visant la diversification de l’économie.
Mise sur pied par le FMI d’un nouveau cadre de détermination des réserves de change d’un pays
Evaluant la situation économique internationale, la Troïka stratégique note que le FMI a mis sur pied un nouveau cadre global pour déterminer le niveau souhaitable des réserves de change d’un pays. Etant donné que les réserves de change présentent des avantages et des coûts pour un pays, ce cadre a pour ambition de déterminer un juste équilibre, en se basant sur la structure économique et financière de chaque pays.
S’agissant, du marché des matières premières, il est caractérisé par les fluctuations du cours du cuivre, indique la Troîka qui précisé qu’au 23 avril 2015, la tonne métrique du cuivre s’est échangée à 5.926,00 USD contre 5.920,00 USD une semaine avant, soit un regain de 0,11%. Le prix du cobalt a connu, quant à lui, un rebond de 1,01%, passant de 30.715,65 USD à 31.024,25 USD. Poursuivant sa baisse, l’once d’or a perdu 0,58% de sa valeur, se vendant à 1.193,25 USD contre 1.200,95 USD précédemment.
Sur le marché du pétrole, la tendance haussière observée la semaine écoulée s’est poursuivie, enregistrant une embellie sur les deux marchés de Londres et de New-York respectivement de 65,40 (+2,65%) et de 57,29 (+2,26%). De leur côté,les prix des produits céréaliers au 23 avril 2015 ont présenté des tendances divergentes, soit 10,06 USD (+0,95%) pour le riz; 497,75 USD (+0,66%) pour le blé et 136,31 USD (-1,46%) pour le maïs.
ACP/Mat/Ndom
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