Les rideaux sont tombés, mercredi 28 septembre sur les travaux de l'atelier pour la définition des principes nationaux de production responsable d'huile de palme qui se sont tenus, du mardi 27 au mercredi 28 septembre 2016 dans la salle Arche située dans l'enceinte de la Clinique Ngaliema, à Kinshasa.
A l'issue de ces assises, les participants à cet atelier ont produit onze principes nationaux devant guider la politique agricole nationale sur la filière huile de palme. Ces principes nationaux sur la production responsable d'huile de palme s'inscrivent dans le cadre de l'Initiative TFA 2020, élaborés et adoptés par les participants.
Pour ce faire, ils ont retenu que la culture du palmier à huile, en se conformant à la politique agricole nationale et au plan d'aménagement du territoire, se fixe l'objectif-du taux zéro déforestation à l'horizon 2025. Deuxièmement, ils ont établi que la politique agricole promeut les intérêts, les opportunités et les moyens de subsistance des petits producteurs d'huile de Palme.
Le troisième principe souligne que l'investissement dans le secteur huile de palme s'aligne dans un partenariat gagnant-gagnant entre les entreprises (publiques et privées) et les communautés locales et peuples autochtones. Alors que le quatrième note que la filière Huile de palme promeut une commercialisation qui accorde un équilibre entre le marché local, national et international.
Ces travaux ont également accordé que la culture du palmier à huile priorise les anciennes plantations abandonnées ou inactives, les zones savanicoles et les paysannats dans les bassins de production (zones huilières). Et, que la chaîne de valeur Huile de palme respecte les exigences de la norme RSPO pour les agro-industries et le promeut pour les organisations des petits producteurs.
Selon le huitième principe, la chaîne de valeur Huile de palme promeut l'utilisation d'énergies vertes. Alor que selon le huitième principe, ladite chaîne de valeur Huile de palme promeut la participation des femmes et des groupes minoritaires marginalisés dans la prise de décisions.
Le neuvième principe établit que les entreprises du secteur Huile de palme appliquent les standards nationaux, sociaux et environnementaux REDD+, le CLIP et le mécanisme des plaintes et recours, Et, le dixième souligne que les droits fonciers des communautés locales et peuples autochtones sont respectés. Alors que le dernier stipule que le développement de la chaîne de valeur Huile de Palme se base sur les résultats de recherches et sur des innovations pertinentes pour la RD Congo.
En plus de ces principes, les participants aux travaux de Kinshasa se sont également attelés à la mise en place d'une Plate-forme de travail afin de faire le suivi de l'application de ces principes ainsi que pour un travail.
Un travail qui tombe à point nommé
Le représentant et directeur de Proforest, David Hoyle, a souligné l'importance de ces résultats obtenus à l'issue de cet atelier, qui définissent une filière huile de palme durable pour la RDC. Tout en saluant la mise en place de la plate-forme, il s'est réjoui que l'équipe congolaise qui fera le voyage pour Abidjan dans le cadre de la Tropical Forest alliance (TFA) 2020 ait de la matière à soumettre à ces travaux.
Pour le représentant d'Oxfam, qui a exprimé sa joie de voir ces travaux aboutir à ces onze principes et à la mise en place de la plate-forme, ces principes réalisables feront que la culture de l'huile de palme en RDC se fasse d'une manière responsable par toutes les parties prenantes du secteur. A l'en croire, ces résultats, qui constituent les principes qui vont guider les actions futures dans ce secteur, permettront de redorer le blason terni de la RDC dans ce domaine qui, avant l'indépendance, était un pays exportateur de l'huile de palme et que près de cinquante ans après, est devenue un importateur de ce produit, malgré les énormes potentialités dont elle regorge.
Le représentant du ministre en charge de l'Agriculture, le professeur Lucien Nyembo, qui a clôturé ces travaux, a souligné la volonté du gouvernement de promouvoir une production d'huile de palme responsable et durable.
Tout en soulignant la qualité du travail abattu par les participants, il a noté que l'arrêté pris par son ministre décidant l'installation des pépinières pilotes dans les 26 provinces rentre dans le cadre du développement de l'agriculture notamment du secteur de l'huile de palme. A l'en croire, ces résultats constituent un pas important dans le secteur de l'exploitation de l'huile de palme.
St Augustin K/Le Potentiel
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David Lipton
RDC
Le Premier Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) est arrivé hier jeudi 5 mars à Kinshasa. Il a été accueilli à l’aéroport de N’Djili par le ministre congolais des Finances, Henri Yav. David Lipton sera en mission en République démocratique du Congo jusqu’au 7 mars prochain, indique un communiqué émanant de cette institution.
"Cette visite sera l’occasion pour moi d’intensifier le dialogue entretenu par le FMI avec les pays pionniers, tout en renforçant aussi notre partenariat avec l’Afrique du Sud et la RDC", a affirmé David Lipton à la veille de son voyage pour l’Ile Maurice, première étape de sa mission.
En RDC, le Premier Directeur général adjoint du FMI compte rencontrer les hauts responsables du gouvernement, les bailleurs de fonds et les représentants du secteur privé. Il participera, en outre, à une rencontre avec les étudiants des universités congolaises, élite de demain.
Le Congo revêt pour David Lipton une importance capitale. "Malgré une conjoncture intérieure et extérieure difficile, rapporte-t-il, l’économie de la RDC continue de faire preuve de résilience, avec des tendances positives affichées par ses principaux indicateurs macroéconomiques, mais également des faiblesses de ses indicateurs sociaux".
Avant sa visite en RDC, David Lipton a participé à un colloque, à l’Ile Maurice, sur la "Gestion des flux de capitaux : enseignements à tirer des pays émergents pour les pays pré-émergents ?", renseigne le communiqué de presse.
En Afrique du Sud, deuxième étape de son périple, il s’est entretenu avec les responsables politiques, les représentants des syndicats et du monde des affaires, précise la source.
Yves KALIKAT
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Ceci ressort des estimations prévisionnelles de la croissance économique établies pour le compte de la RDC par le Fonds Monétaire International, le 3 juin passé. Pour cette année 2015, il est estimé que le niveau de l’économie de la RDC atteindrait le 9,2% contre 9,1% des estimations précédentes. Ce niveau apprend-on, sera atteint par l’exploitation légale des mines de cuivre, d’or et les autres ressources minières qui constituent le principal moteur de croissance. Toutefois, les perspectives à moyen terme sont prometteuses avec une faible inflation et un développement rapide du secteur des services. Par ailleurs, le FMI est tant préoccupé de l’attentisme du secteur privé local qui portera main forte à la croissance. Il constate, d’autre part, que la RDC bien que potentiellement riche en minerais, bois, eau, etc, reste malheureusement au niveau inférieur de l’indice du développement humain des Nations Unies.
Cédric Beya / la prosperité
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Les produits avariés au poste frontalier de Lufu n’est pas une question spécifique de l’Angola comme pays ". Accusé de laisser entrer en RDC certains produits expirés par la province du Kongo Central, le pays d’Edouard-Do-Santos, à travers son ambassadeur accrédité à Kinshasa, balaye d’un revers de la main toutes ces accusations. Une réaction qui intervient dans le cadre de la célébration du 40ème anniversaire de son pays à l’indépendance ", conquise en 1975 avec du sang de tous les Angolais toutes tendances confondues après 14 ans de lutte armée contre le colonialisme portugais ".
" Il faut séparer le pays des commerçants ", explique l’ambassadeur de l’Angola en RDC. Pour lui, " toutes les marchandises qui traversent la frontière angolaise pour la RDC ne sont pas toujours sous la responsabilité des services angolais. A en croire Emilio Guerra, selon les principes internationaux, "seul la RDC a le droit d’ouvrir un colis qui lui est destiné ".
Dans ses explications, l’ambassadeur angolais précise que d’autres marchandises qui traversent la frontière angolaise proviennent parfois d’autres pays qui choisissent l’Angola comme un pays de transit. "Le 18 novembre prochain, le Gouvernement angolais et congolais vont se retrouver autour d’une table à Luanda. Je pense que l’occasion sera offerte aux deux parties d’aborder certaines questions liées au commerce frontalier", espère-t-il.
Aussi, Emilio Guerra est d’avis que les Angolais ne sont pas les seuls importateurs des produits en direction de la RDC. Il cite les commerçants libanais, sénégalais… qui jouent un rôle déterminant dans la transaction entre l’Angola et la RDC.
Le diplomate trouve mal que l’on pointe seul le poste frontalier de Lufu. " Il y a près d’une centaine des postes reliant la RDC à l’Angola. Et la plupart de ces frontières sont poreuses ", affirme l’ambassadeur citant le poste frontalier de Yema.
"Ce qui ne nous facilite pas la tâche de gérer à bon escient le flux migratoire entre les deux pays", rappelant que c’est en 2007 que Luanda a demandé à Kinshasa de multiplier des stratégies pour réduire sensiblement l’immigration illégale.
S’agissant de la question des réfugiés angolais sur le sol congolais, l’ambassadeur Emilio estime que " quand on est réfugié, on dépend d’abord du pays d’accueil et des Nations Unies. Il faut que toutes les parties concernées se mettent d’accord pour que l’opération soit organisée, mais ce sont les moyens qui manquent ".
Emilio Guerra reconnaît aussi que cette opération des réfugiés s’avère très complexe parce qu’il faut filtrer ces réfugiés. "Dans le passé, nous avons détecté des gens qui n’étaient pas Angolais ni Congolais ", constate-t-il.
BAISSE DU BUDGET
Devant la chute vertigineuse du prix des hydrocarbures, l’Angola a pris des dispositions pour ne pas en souffrir. Emilio Guerra explique que « l’Exécutif angolais a revu à la baisse le budget de l’Etat 2015, établissant à 40 dollars américains le prix de référence du baril. Ce qui a eu comme conséquence une réduction de 50% des dépenses courantes de l’Etat et de 53% dans l’investissement public ".
Malgré cette réduction de ressources, précise l’ambassadeur angolais en RDC, l’Etat continue à assurer, sans rupture, l’essentiel de la " prestation des services publics et des services sociaux, et à garantir le fonctionnement normal des forces de Défense et sécurité". En vérité, précise Emilio Guerra, au cours des dernières années, la politique du Gouvernement consiste "à réduire la dépendance de l’économie du seul secteur du pétrole ".
" Alors qu’entre 2002 et 2008, les productions pétrolières ont représenté, respectivement 46% et 58% du PIB, en 2014, elle a représenté à peine 35% ". En conséquence, pour l’année 2015, le taux de croissance initialement prévu de 7,8% a été ramené à moins de 4%. D’autre part, la baisse de devises en dollars a provoqué non seulement la baisse des importations en Angola, mais l’inflation de la monnaie locale. " D’où, l’augmentation des prix de produits alimentaires et autres ", ajoute l’ambassadeur Emilio Guerra.
Ce choc extérieur vécu en 2009 " nous a permis de mieux nous préparer face aux événements futurs identiques". Ainsi donc, l’Angola a pris des mesures sur la bonne coordination entre les politiques monétaire, fiscale et de change. " Ce qui a permis de réagir immédiatement pour stopper les graves effets de contagion de secteur à secteur ". L’ambassadeur Emilio Guerra soutient qu’ " en attendant, on a eu recours à l’entendement dans les limites du raisonnables. Dans ce cadre, des empruntes ont été obtenues auprès de certains pays et banques publics dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’électricité, des routes… "
Avec forum des as
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La RDC dispose désormais de principes qui guideront les actions futures dans la filière d’huile de palme pour une production responsable.
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Lancé en grande pompe, le 2 mars 2019, sur la place de l’Échangeur, le programme d’urgence du chef de l’État, Félix Tshisekedi, se poursuit dans différents coins de la République. Prévu initialement pour une enveloppe de 488.145.306 Usd, ce programme a été curieusement porté à 600 millions Usd. Les révélations sont de l’ambassadeur itinérant du chef de l’État, invité le week-end à l’émission Face-à-face, diffusé sur Top Congo FM. Le financement de ce plan soulève bien des interrogations. Si 400 millions Usd viennent du Trésor, contre 100 millions tirés des ressources du FPI et du FONER, le reste, soit 100 millions Usd, est l’effet d’une dette contractée par l’État congolais. Qui en est le prêteur ? Dans quelles conditions a-t-elle été contractée ? Mystère ! Au nom de la redévabilité, le cabinet du président de la République est dans l’obligation d’élucider cette énigme.
Le programme d’urgence du chef de l’État, Félix Tshisekedi, annoncé en grande pompe, début mars 2019 à Kinshasa, a été sérieusement revu à la hausse. À ce jour, sa réalisation se situe autour de 56%. C’est ce qu’a indiqué sur Top Congo, Nicolas Kazadi, ambassadeur itinérant du chef de l’État en charge du Plan quinquennal, invité de l’émission Face-à-face diffusée le week-end dernier.
Si l’échéance de 100 jours prévue par le chef de l’État a été sérieusement dépassée, Nicolas Kazadi a néanmoins salué ce résultat qu’il considère comme « une performance réalisée dans un contexte de manque de ressources ». Le plus important est que le programme de 100 jours du chef de l’État, mué depuis lors en programme d’urgence, continue à être exécuté dans différents coins de la République.
Prévu au départ pour 488.145.306 Usd dans le cadre de financement des travaux d’urgence prévus dans huit secteurs respectifs, dont les routes ; la santé ; l’éducation ; l’habitat ; l’énergie ; l’emploi ; le transport, l’agriculture, pêche et élevage, le programme d’urgence du chef de l’État a connu en cours d’exécution un important ajustement à la hausse.
Pour des raisons connues de la seule présidence de la République, l’enveloppe totale des travaux a été finalement portée à 600 millions Usd, a confirmé à Top Congo, Nicolas Kazadi. Selon l’ambassadeur itinérant du chef de l’État, cette enveloppe de 600 millions Usd est financée à 400 millions par le Trésor public, 100 millions Usd prélevés sur les ressources de deux entreprises du portefeuille de l’État, à savoir le FPI (Fonds de promotion de l’industrie) et du FONER (Fonds d’entretien routier). Quant au reste, soit 100 millions Usd, Nicolas Kazadi a révélé, sans grands détails, que cette cagnotte est le fait d’une dette contractée par l’État congolais. Auprès de qui et sous quelles conditions ? Suspense !
De l’avis du même ambassadeur itinérant du chef de l’État, à ce jour, près de 235 millions Usd ont déjà été dépensés pour les travaux réalisés ou en cours d’exécution. Une fois de plus, Nicolas Kazadi s’en est émerveillé. Il pense que le programme d’urgence du chef de l’État est « une grande aventure qui ne fait qu’annoncer ce qu’il y a à faire ».
Si l’ambassadeur itinérant du président de la République croit en la capacité de relever les nombreux défis en termes d’infrastructures au cours de cette mandature, il reste cependant confiant sur un fait : « On vivra constamment dans l’urgence. Le problème, c’est trouver l’équilibre avec les moyens budgétaires (…) Notre ambition, c’est avoir un peu plus d’espace budgétaire pour relever tous les défis ».
Près de 120 millions USD venus de nulle part
Depuis son lancement, début mars 2019 à Kinshasa, le financement du programme d’urgence du chef de l’État avait fait l’objet de vives critiques. Nombre d’observateurs avaient notamment fustigé l’opacité de son plan de financement. Tout étant géré depuis la présidence de la République, sans consultation au préalable des services compétents de l’État, les inquiétudes se sont autant amplifiées.
Avec le temps, ces inquiétudes commencent à se justifier. À en croire Nicolas Kazadi, l’un des bras d’exécution de ce programme, c’est une enveloppe de 600 millions Usd qui a finalement été prévue pour tous les travaux retenus dans le programme d’urgence du chef de l’État. Or, le 2 mars 2019 sur la place de l’Echangeur, à Kinshasa, lorsque le président Félix Tshisekedi présente son programme d’urgence, le coût total des travaux a été arrêté à 488.145.306 Usd.
Qu’est-ce qui justifie le surplus de près de 120 millions Usd ? Y a-t-il d’autres travaux qui ont été inclus dans le programme d’urgence sans être porté au préalable à la connaissance du grand public ? Qui, pis est, dans l’enveloppe de 600 millions Usd prévue pour ce programme d’urgence, 100 millions Usd sont issus d’une dette. Là aussi, il y a un mystère à élucider.
À l’absence d’un gouvernement jouissant de plein pouvoir, on ne sait dire avec exactitude dans quelles conditions a été contractée cette dette. En temps normal, c’est le ministre des Finances qui était censé apposer sa signature sur le contrat de prêt engageant la République. Tout étant concentré, depuis janvier 2019, à la présidence de la République, on croit savoir que le ministre démissionnaire des Finances doit certainement avoir été mis à l’écart de cette transaction.
Au bout du compte, ce sont 100 millions Usd qui sont venus gonfler la dette publique. Il y a donc une bonne raison de s’interroger. Et, au nom de la redevabilité, la présidence de la République ferait mieux d’élucider l’énigme qui se cache derrière le plan de financement du programme d’urgence du chef de l’État.
Avec le Potentiel
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