La revue de Presse de ce mercredi 06 mars 2019
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Après avoir confirmé la situation de cumul de fonctions et de mandats dans laquelle se trouvent une trentaine de membres du gouvernement, le Conseil d’Etat vient de les sommer de faire leurs valises sans délai, informe Le Phare, parlant ainsi de la fin du « feuilleton judiciaire dans lequel l’ancien vice-premier ministre et ministre des Transports et Voies de Communications, José Makila, agissant comme Premier ministre intérimaire, voulait entraîner le Bureau provisoire de l’Assemblée nationale. »
De ce fait, poursuit le journal, après la défaite judiciaire de l’auteur de leur requête commune, certains ministres frappés par les incompatibilités consignées aux articles 77 et 78 de la Loi électorale ont rendu leurs tabliers lundi ; tandis que d’autres vont le faire incessamment.
« Frappés d’incompatibilité, des ministres élus députés nationaux déboutés par le Conseil d’Etat », rapporte aussi Le Potentiel. D’après le quotidien, le Conseil d’Etat note qu’« à partir du moment où les responsables publics visés aux points précités de l’article 77 de la loi électorale, ont opéré leur choix en faveur de leur nouveau mandat électif, sur le fondement de l’article 78 de cette même loi électorale, ce choix emporte pour effet immédiat la cessation automatique et définitive de leurs fonctions ou mandats actuels ; la validation de leurs mandats par les Assemblées parlementaires faisant naître dans leur chef tous les droits et toutes les obligations attachés à la fonction parlementaire ».
Avec ce nouvel arrêt du Conseil d’Etat, estime le journal, le gouvernement devrait être amputé d’environ 28 membres. Ce qui repose l’urgence de mettre en place un nouveau gouvernement pour ne pas bloquer la machine de l’Etat.
Au chapitre politique, annonce Le Potentiel, la CENCO interpelle Félix Tshisekedi sur la nécessité de « rendre effective l’alternance démocratique » en RDC. Dans une déclaration intitulée « La vérité vous rendra libres », rapporte le tabloïde, les évêques rendent compte – à leur manière d’ailleurs– de la vérité camouflée au terme des élections du 30 décembre 2018.
Les évêques n’y vont pas par le dos de la cuillère, car ils rappellent à cet effet qu’« à la publication, par la CENI, des résultats provisoires, la CENCO, forte du travail fait avec professionnalisme et indépendance par sa mission d’observation électorale, avait relevé que les résultats de l’élection présidentielle tels que publiés par la CENI ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d’observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement.»
Le CENCO poursuit que, « devant cette situation de déni de vérité, une grande partie du peuple congolais a ressenti une profonde frustration manifestée ci et là par des tensions. Malgré tout, le peuple congolais a fait preuve de grande maturité politique ouvrant ainsi la voie à l’alternance pacifique ».
Forum des As voit dans cette déclaration la fin de la polémique sur la vérité des urnes. « Martin Fayulu, désormais homme seul ? » L'Eglise catholique, soutien de taille du candidat malheureux de la coalition Lamuka dans le combat pour " la vérité des urnes " après la présidentielle du 30 décembre 2018, a changé son fusil d'épaule. Comme pour clarifier une fois pour toute la position de la CENCO, l'Abbé Nshole répondant à une question sur la "vérité des urnes" a indiqué qu'au niveau éthique, « les évêques défendent la vérité comme une valeur non négociable », écrit le journal.
Avec Radio OKapi
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La Revue de Presse de ce mardi 05 mars 2019
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Les journaux parus mardi à Kinshasa commentent abondamment la décision du Conseil d’Etat sur la situation des ministres élus députés.
Après avoir confirmé la situation de cumul de fonctions et de mandats dans laquelle se trouvent une trentaine de membres du gouvernement, le Conseil d’Etat vient de les sommer de faire leurs valises sans délai, informe Le Phare, parlant ainsi de la fin du « feuilleton judiciaire dans lequel l’ancien vice-premier ministre et ministre des Transports et Voies de Communications, José Makila, agissant comme Premier ministre intérimaire, voulait entraîner le Bureau provisoire de l’Assemblée nationale. »
De ce fait, poursuit le journal, après la défaite judiciaire de l’auteur de leur requête commune, certains ministres frappés par les incompatibilités consignées aux articles 77 et 78 de la Loi électorale ont rendu leurs tabliers lundi ; tandis que d’autres vont le faire incessamment.
« Frappés d’incompatibilité, des ministres élus députés nationaux déboutés par le Conseil d’Etat », rapporte aussi Le Potentiel. D’après le quotidien, le Conseil d’Etat note qu’« à partir du moment où les responsables publics visés aux points précités de l’article 77 de la loi électorale, ont opéré leur choix en faveur de leur nouveau mandat électif, sur le fondement de l’article 78 de cette même loi électorale, ce choix emporte pour effet immédiat la cessation automatique et définitive de leurs fonctions ou mandats actuels ; la validation de leurs mandats par les Assemblées parlementaires faisant naître dans leur chef tous les droits et toutes les obligations attachés à la fonction parlementaire ».
Avec ce nouvel arrêt du Conseil d’Etat, estime le journal, le gouvernement devrait être amputé d’environ 28 membres. Ce qui repose l’urgence de mettre en place un nouveau gouvernement pour ne pas bloquer la machine de l’Etat.
Au chapitre politique, annonce Le Potentiel, la CENCO interpelle Félix Tshisekedi sur la nécessité de « rendre effective l’alternance démocratique » en RDC. Dans une déclaration intitulée « La vérité vous rendra libres », rapporte le tabloïde, les évêques rendent compte – à leur manière d’ailleurs– de la vérité camouflée au terme des élections du 30 décembre 2018.
Les évêques n’y vont pas par le dos de la cuillère, car ils rappellent à cet effet qu’« à la publication, par la CENI, des résultats provisoires, la CENCO, forte du travail fait avec professionnalisme et indépendance par sa mission d’observation électorale, avait relevé que les résultats de l’élection présidentielle tels que publiés par la CENI ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d’observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement.»
Le CENCO poursuit que, « devant cette situation de déni de vérité, une grande partie du peuple congolais a ressenti une profonde frustration manifestée ci et là par des tensions. Malgré tout, le peuple congolais a fait preuve de grande maturité politique ouvrant ainsi la voie à l’alternance pacifique ».
Forum des As voit dans cette déclaration la fin de la polémique sur la vérité des urnes. « Martin Fayulu, désormais homme seul ? » L'Eglise catholique, soutien de taille du candidat malheureux de la coalition Lamuka dans le combat pour " la vérité des urnes " après la présidentielle du 30 décembre 2018, a changé son fusil d'épaule. Comme pour clarifier une fois pour toute la position de la CENCO, l'Abbé Nshole répondant à une question sur la "vérité des urnes" a indiqué qu'au niveau éthique, « les évêques défendent la vérité comme une valeur non négociable », écrit le journal.
Avec Radio Okapi
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La revue de Presse de ce mercredi 27 février 2019
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Deux sujets sont largement traités dans la presse congolaise ce mercredi : la déclaration de la plate-forme politique « Ensemble pour le changement » de Moïse Katumbi sur l’élection de Tshisekedi et la visite de ce dernier en Namibie.
« Ensemble reconnait Felix Tshisekedi comme président », titre congoprofond.net.Ce regroupement constate que « Monsieur Félix Tshisekedi a été proclamé président de la République démocratique du Congo par la CENI, validé et investi par la cour constitutionnelle,” peut-on lire dans une déclaration publiée par Pierre Lumbi, vice-président de cette structure.
« Toutefois, ce mouvement dirigé par Moïse Katumbi fustige l’accord FCC-CACH qu’il estime dépourvu de toute de légitimité. Il déplore aussi les irrégularités observées au cours du scrutin présidentiel 2018 qui affecte sa crédibilité et sa légitimité », souligne le media.
Le regroupement de Moïse Katumbi attend par ailleurs que « le président de la République Félix Tshisekedi libère les derniers prisonniers politiques dont Franck Diongo, Firmin Yangambi, et Diomi Ndongala, tout en “favorisant le retour des exilés politiques et ceux forcés à l’exil dont Moïse Katumbi, Jean Pierre Bemba et Mbusa Nyamwisi”», note de son côté kinshasatimes.cd.
Concernant la « vérité des urnes » pour laquelle se bat Martin Fayulu, candidat arrivé en deuxième position à la présidentielle du 30 décembre 2018, Pierre Lumbi a estimé mardi en conférence de presse que ce « combat a atteint ses limites », indique forumdesas.org.
« Je pense qu'à la vérité des urnes comme combat va succéder celui pour la restauration de l'Etat de droit et la consolidation de la démocratie. C'est-à-dire, c'est ce que Félix Tshisekedi devra faire pour qu'en 2023 ce qui s'est passé en 2006, 2011 et 2018 ne puisse plus se reproduire. Ça c'est le combat que nous devons mener. Et si Félix a encore le réflexe que nous avions ensemble pour un Etat de droit, probablement des convergences sont possibles », a déclaré l’ex-directeur de campagne de Martin Fayulu.
Fort de ses 66 députés nationaux et 97 députés provinciaux, Ensemble se pose en première force de l’opposition et convie les principaux leaders de Lamuka, plate-forme électorale de soutien à Fayulu, à « procéder à une évaluation de l'action menée jusqu'ici et à décider de sa nouvelle orientation ».
Tshisekedi en Namibie
Félix Antoine Tshisekedi, en sa double qualité de Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo et de 2eme vice-président de l’Union Africaine, est en visite officielle en Namibie depuis mardi 26 février 2019, en compagnie de son épouse, auprès de son homologue Hagge Geingob, qui est en même temps président en exercice de la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe).
Réagissant aux allégations de corruption qui entourent l’élection imminente de gouverneurs et des sénateurs, le président congolais a déclaré à la presse à Windhoek « son intention d’initier une réflexion, au niveau du Parlement, pour un changement de mode de vote de cette catégorie d’élus. A son avis, l’unique moyen d’éradiquer le monnayage de ce type d’élections est de permettre au souverain primaire d’élire directement les sénateurs et gouverneurs de provinces », rapporte lephareonline.net.
A la question d’un journaliste qui cherchait à connaitre la démarcation qui existe entre son pouvoir et celui de Joseph Kabila, Felix Tshisekedi a répondu : “Je ne comprends pas du tout cette invitation à me démarquer du pouvoir de Kabila, parce que le pouvoir de Kabila a fait son temps et maintenant c’est le mien qui commence, donc il n’y a pas de démarcation à faire, j’ai amené ma méthode et je vais vous dire comment est-ce qu’elle est déjà en train de faire ses effets”, relève 7sur7.cd. Félix Tshisekedi a ensuite fait état de l’ouverture de la télévision publique à l’opposition et des sanctions qui sont prises contre les membres des forces de l’ordre auteurs des violations des droits de l’homme.
Enfin, concernant l’accord qu’il aurait passé avec le camp de Joseph Kabila, Felix Tshisekedi a déclaré que « s’il y a un deal aujourd’hui, c’est un deal pour que l’alternance se fasse pacifiquement. Il y a eu cette attente et elle s’est faite pacifiquement pour qu’après les élections législatives et la majorité qui s’en est dégagée qu’il y ait une coalition avec le camp de Monsieur Kabila, le camp sortant. Jusqu’ici, c’est cet accord, si on peut l’appeler deal, c’est cela le deal qu’on peut dire avoir fait pour le Congo », mentionne actualite.cd.
Avec Radio Okapi
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La revue de Presse de ce jeudi 28 février 2019
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Après la déclaration d’Ensemble pour le changement reconnaissant Félix Tshisekedi comme Président de la République en exigeant la décrispation politique totale, les médias s’intéressent ce jeudi aux réactions dans la classe politique et dans ce regroupement politique.
Au regard de la récente déclaration d’Ensemble, L’Observateur note que cette première force de l’opposition s’oriente vers une sortie de la coalition électorale Lamuka formée autour de l’opposant Martin Fayulu. « L’objectif pour lequel Lamuka a été créé n’est plus à l’ordre du jour » avait déclaré Delly Sesanga, cadre d’Ensemble, cité par L’Observateur. Bien avant que le vice-président de cette plate-forme, Pierre Lumbi, n’affirme que « cette dynamique du combat pour la vérité des urnes a atteint ses limites ».
De son coté, Cas-info.ca évoque « la pagaille » au sein d’Ensemble en évoquant la réaction d’un autre cadre de ce regroupement politique. Cette réaction émane de Francis Kalombo pour qui « la déclaration de Lumbi n’engage pas Katumbi qui est toujours dans Lamuka ».
« Moïse Katumbi n’a pas encore parlé. Au moment venu, il va donner sa position. Je tiens à confirmer pour vous dire, en tant que son porte-parole, Moïse Katumbi est toujours dans Lamuka. Moïse Katumbi est respectueux de sa signature. Il a signé avec les cinq autres leaders à Genève, si Moïse veut quitter Lamuka, ça serait après consultation avec les autres partenaires qui font cette force », a déclaré Francis Kalombo cité par cas-info.ca.
Pour expliquer ce climat qui caractérise actuellement ce regroupement de l’opposition, congoprofond.net évoque aussi cette controverse chez les “Katumbistes” en parlant de Gabriel Kyungu wa Kumwanza qui refuse de faire l’opposition à Felix Tshisekedi.
“Il y a opposition et il y a combat. Moi qui vous parle, je ne suis pas dans l’opposition vis-à-vis du pouvoir actuel, donc je suis dans le combat sur les grands principes, par exemple pour les droits de l’homme, de justice et de paix. Ça c’est le combat que je mène. Je ne peux pas combattre le pouvoir actuel, je me retrouve dans ce pouvoir-là. Je ne suis pas sur une liste d’une quelconque opposition. Voilà, c’est clair…”, a déclaré mercredi Gabriel Kyungu cité par cas-info.ca.
Par ailleurs, la coalition de Moïse Katumbi exclut toute participation au sein du gouvernement du nouveau régime de Tshisekedi, rapporte pour sa part Politico.cd. « Nous ne sommes pas intéressés par des postes, ni par une participation au gouvernement », a affirmé à Politico.cd sous le sceau de l’anonymat un cadre d’Ensemble.
Avec Radio Okapi
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La revue de Presse de ce mardi 26 février 2019
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Les journaux kinois s’intéressent ce mardi à la déclaration de l'Envoyé spécial des Etats-Unis pour la Région des Grands Lacs, J. Peter Pham, à l'occasion de sa visite à Kinshasa, en RDC, du 21 au 25 février.
Peter Pham s’est félicité lundi 25 février de récentes sanctions américaines infligées à cinq personnalités congolaises dont Corneille Nangaa, président de la CENI, rapporte Actualite.cd. Il précise que ces sanctions visent à lutter contre la corruption telle que le prône le président de la République, Félix Tshisekedi, ajoute le site web.
Dans ce même ordre d’idée, La Prospérité fait remarquer que Peter Pham entrevoit les sanctions des USA comme soutien à Tshisekedi pour lutter contre la corruption. En même temps, le représentant de Donald Trump dans la région des Grands Lacs a sous-tendu que les personnalités sanctionnées étaient responsables de la corruption, liée aux élections, qui remonte à 2016, bien avant la tenue des scrutins qui ont eu lieu le 30 décembre 2018, rapporte le quotidien.
Pour rappel, Corneille Nangaa, Aubin Minaku, Norbert Basengezi…ont été sanctionnés par les Etats-Unis pour plusieurs griefs entre autres corruption et enrichissement illicite, renseigne 7sur7.cd.
Peter Pham signale également que son pays s’impatiente de travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC, note pour sa part Cas-Info.ca.
L'Envoyé spécial des Etats-Unis pour la Région des Grands Lacs a, en outré, signifié que l’administration Trump est prête à recevoir le Président Tshisekedi « lorsqu’il est prêt à se rendre à Washington », indique Africanews.
« Nous sommes prêts à travailler avec lui et son gouvernement pour créer un avenir pacifique et plus prospère pour le peuple rd-congolais », a souligné Peter Pham dont les propos sont repris par le tabloïd.
L’émissaire de Donald Trump dans les Grands Lacs a indiqué que son pays était fortement impressionné par les premiers actes du mandat de Félix Tshisekedi notamment contre des antivaleurs telles que la corruption, mais aussi pour son souci de transparence dans la gestion de la chose publique, sa détermination à faire respecter scrupuleusement les droits de l’homme, renseigne Le Phare.
En 30 jours, a-t-il reconnu, le nouveau chef de l’Etat a donné des signaux forts de changement de gouvernance au sommet de l’Etat, conclut le journal.
La conférence de presse polémique du cardinal Monsengwo
Les journaux de Kinshasa commentent, dans un autre registre, la conférence de presse du cardinal Laurent Monsengwo, tenue lundi 25 février à Bruxelles.
Pour l’ancien archevêque de Kinshasa Mgr Laurent Mosengwo Pasinya, rapporte 7sur7.cd, c’est bel et bien le leader de la coalition de l’opposition Lamuka, Martin Fayulu Madidi qui a remporté l’élection présidentielle du 30 décembre dernier.
Comme le reste des responsables de l’Église Catholique à Kinshasa, rappelle Cas-info.ca, le cardinal Monsengwo se base sur les données récoltées par la mission d’observation catholique lors des élections.
Africanews note que les élections du 30 décembre 2018 dont les résultats, jugés « non conformes à la vérité » par l’assemblée des évêques catholiques, ne font pas l’unanimité au sein de la classe politique.
Avec Radio Okapi
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