La revue de presse de ce jeudi 14 juillet 2016
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L’Avenir barre en sa manchette: «La dépouille mortelle de l’abbé Malumalu arrive aujourd’hui à Kinshasa». Le quotidien rapporte la nouvelle annoncée par l’actuel président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa aux membres de la Commission d’intégrité et de médiation électorale (CIME), venus signer le livre des condoléances ouvert au siège de la Centrale électorale.
Corneille Nangaa a expliqué à ses hôtes qu’il a fallu se conformer à la législation américaine avant le rapatriement du corps de son prédécesseur. Selon lui, après avoir rempli toutes les formalités requises, le corps a quitté Dallas mercredi pour Kinshasa via Paris, en France.
L’Avenir précise que le corps de l’abbé Malumalu sera exposé à la Cathédrale Notre-Dame du Congo (commune de Lingwala) et sera ensuite conduit, vendredi 15 juillet, au siège de la CENI avant son exposition au Palais du peuple pour des obsèques officielles.
La dépouille, note le journal, sera acheminé samedi 16 juillet à Beni (Nord-Kivu), enfin par route, à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, pour son inhumation, révèle Corneille Nangaa, cité par le journal.
Le Phare change de chapitre en titrant : «Résolution 2277, dialogue et présidentielle en RDC cette année». Le quotidien rapporte que cette résolution fait mention de manière claire et expresse de la nécessité de la tenue d’un dialogue politique inclusif en RDC en vue de résoudre la crise politique née du blocage du processus électoral.
Selon le journal, le dialogue et les élections ne sont plus l’affaire des seuls Congolais mais également de la communauté internationale qui ne fait plus mystère de sa totale implication tant dans les préparatifs de ce forum politique que son organisation, notamment à travers son Groupe de soutien à la facilitation.
Comme preuve du contrôle effectif du dialogue et du processus électoral en RDC, les envoyés spéciaux de l’ONU, de l’UE, de l’UA et des Etats-Unis d’Amérique font régulièrement le tour des capitales africaines et occidentales pour s’assurer que les partenaires de la RDC se sont tous inscrits dans la dynamique de l’atterrissage en douceur du processus électoral, analyse le quotidien.
Le Phare revient pour sa part sur la réaction de l’ex-ministre de l’Environnement, Bienvenue Liyota qui rejette les accusations de Greenpeace contre la RDC sur la violation du moratoire forestier.
Bienvenue Liyota a affirmé que les titres des trois concessions visées dans le rapport de Greenpeace avaient été bel et bien déclarés convertibles.
De son côté, La Prospérité titre en sa une: «Augustin Kikukama invite Tshisekedi à la prudence». Le patron du Mouvement de 17 mai (M17), formation politique centriste et, idéologiquement proche de M’zee Laurent-Désiré Kabila, conseille à Etienne Tshisekedi de tirer les leçons de la IIè République avec la plate-forme USORAL (Union sacrée de l’opposition radicale) qui était truffée de taupes, à l’approche de la Conférence nationale souveraine (CNS), lorsque le vagabondage politique battait son plein.
Plus concrètement, poursuit le quotidien, le M17 demande à Tshisekedi d’éviter de blanchir certains de ses nouveaux alliés qui furent, hier, ministres et vice-ministres pour le compte de la Majorité présidentielle et, donc, redevables de leur gestion commune avec le président Kabila.
Autant Kikukama et les siens détiennent des dossiers spécifiques accablant les cadres de la Majorité au pouvoir, autant ils n’éprouvent aucune sympathie pour les dissidents de dernière minute, faisant allusion au G7 et autres
Avec Radio Okapi
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La revue de presse de ce lundi 11 juillet 2016
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Forum des As annonce en sa manchette: «Tshisekedi et Katumbi reviennent pour le meeting du 31 juillet». Dans cet article, le quotidien rapporte que le président de l’UDPS et l’ex-gouverneur du Katanga ont pris la décision de retourner ensemble au pays lors de leur rencontre à Bruxelles (Belgique). Le tabloïd indique cependant que la date exacte de ce retour n’est pas encore communiquée aux médias.
Le conseiller juridique du président de l’UDPS, Peter Kazadi, cité par le journal, a expliqué que Tshisekedi et Katumbi rentrent par Kinshasa pour prendre part au meeting du «Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement » prévu le 31 juillet. Selon lui, l’Hôtel de ville de Kinshasa a déjà été saisi en information par les organisateurs de cette manifestation pacifique.
«Peut-on arrêter Moïse Katumbi?», titre de son côté Le Phare. Le journal indique qu’il va faire chaud et très chaud ce lundi au tribunal de paix de Lubumbashi avec la reprise du procès à charge de Moïse Katumbi qui avait été condamné par défaut pour faux et usage de faux sur la base des accusations portées en son encontre par le Grec Alexandros Stoupis.
Le quotidien s'interroge si Moïse Katumbi rentre de l’Europe où il se trouve pour suivre des examens et autres soins médicaux, le parquet peut-il se servir d’un mandat de prise de corps pour le déférer en prison ?
Cité par le tabloïd, le Procureur général de la République ne pense pas mettre la main sur l'ex-gouverneur du Katanga et se base sur la circulaire N°003/MOO8/2005 du 5 décembre 2003 relative à l’exécution abusive de la mesure d’arrestation immédiate. Ce document avait été signé et rendu public en 2003 par feu Tshimanga Mukeba alors Procureur général de la République pour avoir constaté des abus régulièrement commis par des magistrats du parquet qui ne faisaient pas cas des recours introduits par des justiciables, notamment l’opposition contre un jugement rendu par défaut qui, selon le législateur, «suffit pour faire échec à l’exécution de l’arrestation immédiate ».
Dans un autre chapitre, Le Phare revient sur les préparatifs du dialogue et titre: «Dialogue, un accord dégagé à Bruxelles».
Selon le journal, Bruxelles est en train de devenir l'épicentre des préparatifs du Dialogue inclusif attendu depuis une année par des millions de Congolais en vue du déblocage du processus électoral en panne.
Le quotidien rapporte qu’une délégation du Groupe de soutien à la facilitation du dialogue national a rencontré, le week-end dernier, le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, qui s’illustre par un activisme politique débordant dans la capitale belge depuis l’année dernière, avec à ses côtés plusieurs membres de l’opposition ayant participé dernièrement au Conclave de Bruxelles.
Selon le, tabloïd, le Groupe de soutien à la facilitation du dialogue a noté que Tshisekedi et ses compagnons de l’opposition exigaient des garanties d’équité et de sécurité quant à leur participation à ce forum, ainsi que des signes d’apaisement, notamment la libération des prisonniers politiques.
Ce groupe a également pris acte de leur vœu de voir les Nations Unies, l’Union européenne et l’Union africaine s’impliquer de manière décisive dans la facilitation du dialogue entre Congolais.
Congo Nouveau reste sur le même registre: « La CENCO dit oui au dialogue et interpelle les politiciens ». Le tri-hebdomadaire indique que Mgr Marcel Utembi Tapa, nouvellement porté à la tête de la CENCO à l’issue de la 53ème session plénière des évêques catholiques, a encouragé les acteurs politiques à participer au dialogue politique inclusif en vue de l’organisation des élections dans un climat apaisé.
L’Archevêque métropolitain de Kisangani a assuré que l’Eglise catholique prendrait part aux travaux du dialogue politique si jamais ce forum était convoqué.
Bien plus, poursuit Congo Nouveau, il a promis de suivre attentivement l’évolution de la situation socio-politique du pays et redoute que la RDC plonge dans le chaos si chacun de Congolais ne prend pas en main ses responsabilités.
Le tabloïd revient sur le vœu de la CENCO qui estime que «la responsabilité des acteurs politiques de toutes tendances est engagée et qu’ils en répondront devant l’histoire, si, à cause de leurs intérêts partisans, ils sacrifient la paix de la nation».
Pour la CENCO, rappelle Congo Nouveau, la situation politique de la RDC est liée d’abord à un problème de choix politique et exprime sa disponibilité de rapprocher les politiques afin qu’ils se mettent autour d’une table et à se parler en privilégiant l’intérêt supérieur de la nation.
La Prospérité revient sur les difficultés qu'éprouvent les habitants de la Cité du Fleuve pour avoir de l'eau potable, alors qu'ils sont situés au bord au fleuve Congo.
Le syndic de cette cité a, dans une correspondance adressée aux habitants de cette agglomération, démontré qu’après plusieurs demandes de raccordements en eau potable faites à la REGIDESO, l’eau demeure une denrée rare dans ce quartier huppé, rapporte le quotidien.
Avec Radio Okapi
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La revue de presse de ce jeudi 07 juillet 2016
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La publication par l’Inspection générale de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnelle (EPSP) des résultats de la session 2016 de l’Examen d’Etat pour la ville de Kinshasa est largement commentée par les journaux parus à Kinshasa.
Treize jours après la fin de la passation de la 50ème Edition de l’Examen d’Etat qui s’est déroulée du 20 au 23 juin 2016 sur l’ensemble du territoire national, Maker Mwangu, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) est allé présenter, mercredi 06 juillet 2016, les résultats de cette session jubilaire au Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, renseigneLe Phare.
L’annonce du début de publication de ces résultats a créé un climat d’angoisse chez les candidats et leurs parents, rapporte le journal. Cependant, constate le tabloïd, ceux qui ont été informés de leurs résultats n’ont pas fait des « folies » tant redoutées aussi bien par l’Hôtel de Ville de Kinshasa qu’à l’Inspection provinciale de la Police Nationale Congolais (PNC).
Une attitude modérée que le quotidien attribue notamment aux avertissements du Commissaire provincial de la Police pour la Ville de Kinshasa, Célestin Kanyama, qui avait prévenu mercredi que toute déviation serait réprimée.
Un point de vue que ne partage pas Forum des As. D’après le quotidien, l’annonce des résultats de la session 2015-2016 à Kinshasa a plutôt suscité une liesse spontanée et générale, ponctuée de quelques cas de désolation à la cité comme au centre-ville, dans les principaux carrefours de la ville comme dans les quartiers résidentiels.
C’est le cas de la célèbre commune de Matonge où, en moins de deux heures après l’annonce des résultats, le rond-point Victoire était déjà noir de monde, des adolescents, venant des quatre coins de la ville, affluaient par centaine, sifflets sur les lèvres, vuvuzela d’une main et un flacon de poudre de l’autre main, rapporte le quotidien.
Si les garçons s’y sont pointés en tenue plus ou moins décente, fait observer le journal, plusieurs filles ont défrayé la chronique en arborant des vêtements débridés (jeans déchirés au niveau des cuisses, petites culottes, mini-jupes, blouses au dos nu...), éveillant la curiosité des conducteurs et des passants.
Pour sa part, L’Avenir qui commente ce sujet, renseigne que Seize lauréats finalistes de l’édition 2015-2016 de l’Examen d’Etat, accompagnés de leurs parents, ont été reçus mercredi par le Premier ministre Matata Ponyo.
Le Chef de l’Exécutif central a félicité les lauréats, avant de les exhorter à la rigueur, gage du succès dans un cursus universitaire, souligne le quotidien.
A en croire le journal, les meilleurs élèves de l’édition 2015-2016 ont été inscrits régulièrement au Lycée Bosangani, à l’école SAFAK et au Complexe scolaire Mont Amba et le premier lauréat de la République a obtenu 88%.
Par ailleurs, le taux de scolarisation est passé de 16, 5 à 18 millions d’élèves, en l’espace de deux ans en République Démocratique du Congo, soit un accroissement de 9%, a précisé le journal en s’appuyant sur des chiffres livrés samedi dernier par le ministre de l’EPS-INC Maker Mwangu à la clôture de l’année scolaire 2015-2016.
Dans un tout autre registre, La Prospérité nous apprend que le Secrétaire général de l’ONU va dévoiler, ce jeudi 17 juillet, le dernier rapport trimestriel de la Mission des Nations Unies au Congo–Monusco- au Conseil de Sécurité.
La situation du Congo-Kinshasa sera également examinée avec minutie au Conseil de Sécurité, ajoute le quotidien, précisant que Ban Ki-moon, préoccupé par le regain des tensions politiques et craignant une crise grave en RDC, demanderait au conseil de sécurité une mise en place des plans d'urgence en cas de violence généralisée et d’une batterie de mesures de la part de l’ONU, à travers la Monusco, croit savoir le quotidien qui indique tenir ces précisions par Charles Antoine Bambara au cours de la conférence hebdomadaire de la Mission de l’ONU de mercredi.
La Tempête des tropiques de son côté revient sur le meurtre d’une congolaise dimanche dernier en Inde et indique qu’en réaction, les kinois ont menacé de s’en prendre au commerce des ressortissants du sous-continent indien opérant dans la capitale de la RDC.
A en croire le quotidien, des coups de feu ont été tirés en l’air mercredi par les forces de l’ordre précisément aux avenues du commerce et Colonel Ebeya. Les policiers ont ainsi agi pour protéger le commerce de ressortissants indiens, qui étaient menacés de pillage, explique le journal, indiquant que ces derniers ont d’ailleurs fermé précipitamment leurs établissements avant de rentrer se terrer chez eux. A la base de cette tension, la nouvelle du meurtre le dimanche 3 juillet dernier à Hyderabad en Inde de Cynthia Vechel, une congolaise par son mari indien, renseigne le quotidien. L’homme a assassiné son épouse, avant de la découper en morceaux à l’aide d’un couteau et d’une hache, qu’il aurait mis dans un sac auquel il a mis le feu, décrit le tabloïd dans ses colonnes.
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La revue de presse de ce vendredi 08 juillet 2016
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Les journaux kinois parus vendredi 8 juillet s’intéressent au point de presse organisé jeudi par le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.
Dans la une titrée « RDC : Mende recadre Katumbi, Tsgisekedi et consorts », La Prospérité indique que Lambert Mende Omalanga, a profité de la présence des journalistes nationaux et étrangers pour savonner Moïse Katumbi, le candidat déclaré à la prochaine présidentielle pour le compte de l’Opposition.
Pour le quotidien, le Ministre Mende a utilisé des mots forts pour décrire cet acteur politique.
Quant à ses ennuis judiciaires, notamment sa condamnation par le Tribunal de paix de Kamalondo de Lubumbashi dans l’affaire qui l’opposait à la partie civile Stoupis (sujet grec) et le parquet général de Lubumbashi dans l’affaire de mercenaires, Mende regrette d’avoir entendu Moïse Katumbi essayer de jouer à la politisation et lui conseille de rentrer au pays pour affronter les juges, rapporte La Prospérité.
Le Phare qui commente ce sujet qualifie de « Flèches empoisonnées » les propos du ministre Mende tenus à l’encontre du candidat déclaré de l’opposition, Moïse Katumbi, au cours du point de presse de jeudi.
D’après Lambert Mende, Moise Katumbi aurait soutenu au cours d’une interview accordée à une chaîne française que, selon la constitution congolaise, « il n’est pas envisageable que le Président de la République en exercice reste en fonction à la fin de son mandat même si l’élection présidentielle n’était pas encore organisée ».
Pour le ministre des médias, l’ex-gouverneur du Katanga ne maîtrise rien à la constitution et aux lois du pays à la tête duquel il veut se positionner car, argumente Mende, « l’article 70 de ladite constitution dit exactement le contraire », fait savoir le journal qui ajoute que pour le porte-parole du gouvernement, les Congolais ont besoin des leaders en pleine possession des capacités pour concevoir des solutions à leurs problèmes.
Ce point de presse avait également un autre objectif, celui de rendre public la position ou mieux la protestation de Kinshasa face à ce qu’il considère comme une ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes de la République Démocratique du Congo, précise le tabloïd.
Sur ce point, Forum des As renseigne qu’au cours de ce point de presse, Lambert Mende a dénoncé le fait que " des institutions parlementaires d’entités nationales et régionales auxquelles la RDC n’appartient pas, s’autorisent à délibérer, statuer et légiférer sur ses affaires intérieures en s’appuyant malicieusement sur un droit d’ingérence humanitaire à géométrie variable qui ne s’exercerait que vis-à-vis de la seule RDC ".
Kinshasa rejette et condamne formellement l’"ingérence" des gouvernements étrangers dans les affaires intérieures congolaises, a déclaré d’après le journal le porte-parole du gouvernement congolais à la presse, avant d’inviter le peuple congolais à "un sursaut patriotique et à se méfier de ce qui s’apparente plus à des caprices intéressés de puissants arrogants qu’à la solidarité avec notre peuple" écrit le quotidien dans ses colonnes.
L’Avenir de son côté révèle en manchette que « la déclaration politique de l’Opposition Républicaine rendue public il y a quelques semaines par le Secrétaire général de l’UFC de Kengo wa Dondo en rapporte avec l’impasse politique actuelle a été plébiscitée par 82,% dans un sondage d’opinions réalisé par « Echos d’opinion », une organisation œuvrant pour la paix en RDC.
L’enquête consistait à demander aux Congolais comment ils apprécient la manière dont chaque regroupement politique contribue au retour effectif et l’enracinement définitif de la paix dans leur pays, précise le quotidien.
Et aux termes de ce sondage, l’Opposition Républicaine (OR) est 1ère avec 82,8% ; la Dynamique de l’Opposition et de la Nouvelle Classe Politique et Sociale 2ème avec 63,2%. La Majorité Présidentielle arrive à la 5e position et le G7 en dixième, fait savoir le journal.
Quant au plébiscite de l’OR, les Congolais ayant fait ce choix estiment que la position adoptée par ce regroupement politique à la suite de sa déclaration par laquelle elle s’était prononcée « en faveur d’un dialogue inclusif dans le respect de la Constitution, pour la priorité donnée à la présidentielle et aux législatives, mais aussi pour la sécurisation de la fonction de Chef de l’Etat » milite pour le retour définitif et la consolidation de la paix en RDC, renseigne le tabloïd.
Avec Radio Okapi
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La revue de presse de ce mercredi 6 juillet 2016
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Les journaux parus mercredi 6 juillet à Kinshasa s’intéressent notamment aux récentes déclarations du président de la CENI, Corneille Nangaa, tenues lundi lors d’un échange avec les acteurs de la Société Civile de la province de Haut-Uelé.
Au cours des échanges qu’il a eus avec les acteurs de la Société Civile de la province de Haut-Uelé, lundi 4 juillet, le président de la CENI a officiellement avoué à ses interlocuteurs qu’ « il n’y aura pas d’élection présidentielle dans le délai constitutionnel en 2016 ! » rapporte La Prospérité.
D’après le quotidien, Corneille Nangaa a pour sa défense, renvoyé la balle à une litanie de contraintes techniques qui se transforment en vrais ennemis de la présidentielle en fin 2016. Il s’agit entre autres de la constitution d’un sérieux fichier électoral dont la durée va nécessiter une « petite extension » a-t-il précisé à ses interlocuteurs, écrit le quotidien dans ses colonnes.
Corneille Nangaa a soutenu que la CENI allait respecter la constitution, étant donné que les élections que la centrale électorale va organiser se feront conformément à la constitution. Mais, a-t-il cependant précisé, « en 2016, nous ne serons pas en mesure d’organiser les élections en novembre».
Les journaux de Kinshasa reviennent également sur le communiqué de presse de la présidence de la République, publié à la suite de la réunion spéciale restreinte du Gouvernement que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a présidée mardi dans le cadre des 28 mesures économiques urgentes du gouvernement en vue de faire face à la baisse des cours des matières premières.
Au cours de cette réunion, il a été procédé à l’évaluation des 28 mesures économiques urgentes au regard de la situation économique et monétaire du pays, indique un communiqué de la Présidence de la République remis à la presse, rapporte Forum des As.
A en croire ce document de presse, Joseph Kabila a au cours de cette rencontre donné des instructions au gouvernement en vue de la mise en œuvre rigoureuse et sans faille des 28 mesures déjà préconisées, de l’application des sanctions à l’endroit de tous les responsables, cadres et agents des services publics agissant en violation des prescrits légaux et réglementaires en favorisant notamment la fraude fiscale et douanière.
Le Président de la République, poursuit le quotidien, a en outre donné des instructions au gouvernement afin que des mesures incitatives soient prises de nature à assurer l’accroissement et la diversification de la production, en mettant un accent particulier sur l’agriculture.
Abordant le même sujet, Le Phare indique qu’au cours de cette séance de travail des membres du gouvernement du secteur économique, le constat a été fait qu’à ce jour, les mesures prises par le gouvernement en janvier pour faire face à la baisse des cours des matières premières et relancer l’économie nationale souffrent d’un sérieux déficit d’application.
En vue d’un état des lieux exhaustif, des missions d’évaluation vont être envoyées incessamment en provinces, renseigne le quotidien.
Le chef de l’Etat a par ailleurs adressé une sévère mise en garde à tous ceux qui forcent l’administration douanière à opérer des enlèvements d’urgence en matière dédouanement des marchandises importées, sous prétexte d’appartenir à la famille biologique du Chef de l’Etat, écrit le journal.
De même, il a été rappelé le respect strict du décret n’autorisant que la présence de quatre services officiels aux postes frontaliers, ajoute le tabloïd.
L’insécurité à l’Est préoccupe également la presse kinoise de ce mercredi.
L’Avenir titre en manchette « Nord-Kivu : Une nouvelle attaque sanglante des ADF fait neuf morts à Oicha ».
Selon le quotidien, la localité de Bakila-Tenambo, située près d’Oicha dans le territoire de Beni au Nord-Kivu a été une nouvelle fois le théâtre de tueries mardi. Les habitants s’y sont réveillés sous une attaque d’hommes armés, présentés comme des combattants ADF, qui aura fait neuf morts et quelques blessés, selon le bilan provisoire avancé par la société civile locale.
Cette attaque est la plus meurtrière depuis juin 2016, croit savoir le quotidien, faisant remarquer que contrairement à leur mode opératoire, cette nouvelle attaque des ADF semble n’avoir pas été menée à l’aide des armes blanches.
Selon M. Kasariyo qui a fait une descente sur le lieu du crime quelques minutes après le massacre, les assaillants se seraient servis d’armes à feu pour éliminer leurs victimes, note le quotidien dans ses colonnes.
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